L' hôtel Tessier de La Motte

(n.b.: penser à cliquer sur le nom du batiment afin de voir les nombreuses photos correspondantes)

L’hôtel Tessier de la Motte est l’hôtel particulier situé au croisement du boulevard Bessonneau et de la rue du Mail, à côté de la mairie. Il a été construit, au départ, pour monsieur Tessier de la Motte, marchand de fer en gros, qui n’était non pas un aristocrate mais un riche bourgeois, il appartient maintenant à la ville d’Angers. Il a été construit en 1825 par l’architecte François Lecois qui a choisi pour ce bâtiment un style néoclassique, rappelant la maison blanche à Washington. Le bâtiment est fait principalement de tuffeau avec du schiste pour les soubassements et le mur donnant sur la rue.



Le boulevard Bessonneau étant un des boulevards principaux d’Angers, la belle façade de la maison ainsi que le jardin donnent sur celui-ci alors que la cour d’entrée se trouve sur le côté du bâtiment. L’hôtel a une forme rectangulaire, il est massé, il y a juste une avancée en demi-cercle sur le boulevard pour rompre cette linéarité, on peut imaginer que le salon est situé dans cette rotonde et par conséquent offre une vue assez importante sur le boulevard Bessonneau. Les soubassements contiennent sans doute les cuisines et ne sont as décorés alors que toute la partie haute du bâtiment est très décorative. La façade est ornée par des pilastres cannelés qui aboutissent à des chapiteaux corinthiens, par une balustrade, un faux balcon qui fait tout le tour du toit et donne l’impression que le toit est plat et qu’il peut servir de terrasse, ce qui est faux. On peut également remarquer sous la balustrade, un entablement composé d’une corniche, comme soutenue par des modillons en denticule et un peu plus en bas une frise entourant le bâtiment. Toute cette décoration rappelle fortement l’Antiquité, en effet à l’époque on sort juste de la révolution et on a envie d’un changement de l’architecture, on veut rompre avec l’ancien régime, on se retourne alors vers l’architecture antique ou byzantine, d’autant plus que Napoléon avait remis à la mode ce goût pour l’antiquité.

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